La micro-entreprise est le statut choisi par 85% des praticiens en médecines douces à leur installation. Simple, flexible, peu coûteux — mais ses règles méritent d'être bien comprises.
En tant que micro-entrepreneur prestataire de services (code APE 8690F), vos charges sociales représentent 22,2% du chiffre d'affaires HT encaissé. Pas de revenus = pas de charges. Exemple : 3 000 euros de CA en janvier implique 666 euros de cotisations sociales. Ces cotisations couvrent votre retraite de base, l'assurance maladie, les allocations familiales et la formation professionnelle.
En dessous du seuil de franchise (37 500 euros de CA annuel en 2025 pour les prestations de services), vous ne facturez pas la TVA. Au-delà, vous devez vous assumer assujetti à la TVA (20% sur vos prestations). La plupart des praticiens restent sous ce seuil plusieurs années après leur installation.
Le versement libératoire permet de payer votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations sociales, au taux de 2,2% du CA pour les prestataires de services (en 2025). C'est avantageux si votre taux marginal d'imposition est supérieur à 2,2%, ce qui est souvent le cas en reconversion avec des revenus du conjoint.
La micro-entreprise devient moins avantageuse au-delà de 40 000 à 45 000 euros de CA annuel, car vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles (formation, matériel, loyer cabinet). La SASU ou l'EURL permettent de déduire les charges et de vous verser un salaire. Le passage se prépare avec un comptable spécialisé professions libérales.
Un compte bancaire dédié à l'activité professionnelle (séparation conseillée à partir de 10 000 euros de CA), un logiciel de facturation simple (Zervant, Freebe ou Indy — gratuits ou moins de 10 euros par mois), un tableau de suivi CA mensuel. Conservez tous vos justificatifs de recettes pendant 5 ans.
Le secteur des médecines douces offre des perspectives réelles pour quiconque souhaite se reconvertir ou compléter une activité existante. Les praticiens qui réussissent partagent trois points communs : une formation sérieuse (100% présentiel, Qualiopi), une spécialisation rapide après l'installation, et une démarche proactive de référencement et de partenariats locaux. L'offre de formation en France est abondante — mais la qualité est très variable. Se concentrer sur les critères objectifs présentés dans ce guide vous permettra de faire un choix éclairé, quel que soit le budget ou le délai envisagé.
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